Anton, Victor, Ludwig et moi

18 janvier 2011 § Poster un commentaire

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Quelques chansons dont je n’ai fait que la moitié.
Merci à Hugo, Dvorak, Beethoven et O’Carolan
d’avoir si amicalement assurer leur partie.

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La chanson du bonheur que l’on ne connaît pas

18 janvier 2011 § Poster un commentaire

Au creux du vallon
Quand descend le soir
Me vient cette envie de m’asseoir
De savoir
Où mène le long
Chapelet de mes pas
Au bonheur
Au bonheur
Que je ne connais pas

Et quand la pénombre
Glisse sur mon coeur
Je tombe de chagrin
Et les jours me reviennent grain à grain
Je ne connais pas
Connais pas
Connais pas
Connais pas mon bonheur

Turbough O’Carolan (titre original « Planxty Kelly »)

Pour un soir

6 novembre 2010 § Poster un commentaire

Pour un soir
S’arrêter et s’asseoir
Paisibles
C’est possible
Comme on pose un bagage

Et laisser
À nos lèvres glisser
L’intense
Confidence
Où l’ombre nous engage

Et puis
Est-ce la lune, est-ce la nuit
S’estompent nos peurs, nos ennuis
Envolés le décor
Les bruits alentour et le poids de nos corps

Allongés sur le dos
Enfants sous le grand chapiteau
Et n’entend-on pas comme un air de romance
( la la la la la la )
Suffirait qu’un de nous commence

Pour sentir
Nos souffles s’enhardir
S’avancent
Puis se lancent
Oiseau quittant sa cage

Et c’est un si beau chant
Des mots si touchants
La vie, les gens

A-lors nos voix
En choeur pour une fois
Nos peines
Belle aubaine
Iront se perdre dans l’espace

Et demain
Reprendrons le chemin
Sans presse
Sans paresse
Au pas léger du temps qui passe

Pour un soir, juste un soir
Ô, s’arrêter et s’asseoir
Rien qu’un soir, un beau soir
S’arrêter et s’asseoir

Ludwig van Beethoven
(Adagio Cantabile de la sonate pour piano n°8 dite « Pathétique »)

Son cours

2 novembre 2010 § Poster un commentaire

Du plus simple ruisseau
Ou modeste rivière
Au roulement des eaux
Du fleuve le plus fier

Quel que soit le trajet
La pente ou le danger
Chacun sait que son cours
Est sans retour

Qu’on descende en eau sage
Ou rafting imprudent
Au bout du paysage
La mer nous attend

Souhaitons-nous, toboggan
Un parcours élégant
On n’a droit qu’à un tour
Plus ou moins court

*

La source et ses éclats
L’eau vive du début
Quelques plongeons à plat
Et quelques tasses bues

L’envie d’ouvrir son lit
À l’affluent joli
Et partager son cours
Au fil des jours

Turbulences, siphons
Ou méandres assoupis
On peut toucher le fond
Se noyer, tant pis !

Ou longer les saisons
Aux rives une chanson
Qui parlerait d’amour
Et de long cours

*

Du plus simple ruisseau
Ou modeste rivière
Au roulement des eaux
Du fleuve le plus fier

Quel que soit le trajet
La pente ou le danger
Chacun sait que son cours
Est sans retour

Qu’on descende en eau sage
Ou rafting imprudent
Au bout du paysage
La mer nous attend

J’eusse aimé, toboggan
Qu’on soit plus élégant !
On n’a droit qu’à un tour
Et c’est si court

Anton Dvorak (Danse slave opus 72 n°2)

Qui peut faire de la voile sans vent ?

19 septembre 2010 § Poster un commentaire

Qui peut faire de la voile sans vent
Qui peut ramer sans rame
Et qui peut quitter son ami
Sans verser une larme ?

Je puis faire de la voile sans vent
Je puis ramer sans rame
Mais ne puis quitter mon ami
Sans verser une larme

Je puis marcher au froid sans gants
Rester sourd à qui me réclame
Oublier ma rose ou mon souci
Attendre un bateau cent ans
Vivre un quotidien sans âme
Mais ne puis quitter mon ami
Sans verser une larme

Qui peut faire de la voile sans vent
Qui peut ramer sans rame
Et qui peut quitter son ami
Sans verser une larme ?

Je puis faire de la voile sans vent
Je puis ramer sans rame
Mais ne puis quitter mon ami
Sans verser une larme

Non ! Ne puis quitter mon ami
Sans verser une larme

(d’après traditionnel de Suède)

Sans toi

19 septembre 2010 § Poster un commentaire

Je respire où tu palpites
Tu sais à quoi bon hélas
Rester là si tu me quittes
Et vivre si tu t’en vas

Que veux-tu que je devienne
Si je n’entends plus ton pas
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s’en va ? Je ne sais pas

Sans toi*

Sans toi toute la nature
N’est plus qu’un cachot fermé
Où je vais à l’aventure
Pâle et n’étant plus aimé

Sans toi tout s’effeuille et tombe
L’ombre emplit mon noir sourcil
Une fête est une tombe
Le pays est un exil

Sans toi*

De quoi puis-je avoir envie ?
De quoi puis-je avoir émoi
Que ferai-je de la vie
Si tu n’es plus près de moi

Tu portes dans la lumière
Tu portes dans les buissons
Sur une aile ma prière
Et sur l’autre mes chansons

Sans toi*

Que ferai-je de la lyre
De la vertu, du destin
Sans toi et sans ton sourire
Que ferai-je du matin

Que ferai-je seul farouche
Sans toi du soir et des cieux
De mes baisers sans ta bouche
Et de mes pleurs sans tes yeux

Sans toi*

Victor HUGO (Les Contemplations – Livre Deuxième – XXV)  *Ajout P.A.

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