J’envisage sérieusement de me mettre à la plaisanterie

2 décembre 2010 § Poster un commentaire

ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre

saleté de dent de sagesse !

Fantaisie salutaire,
l’entorse si minime
soit-elle au convenu,
la récréation du créateur,
l’échappée belle du spectateur,
l’invention qui donne à sourire
et prête à tout voir autrement,
sans duperie sur la qualité
ni crainte de l’insolite,
ni honte du cliché.

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Rein et calcul

1 décembre 2010 § Poster un commentaire


Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et nous deux, quoi de neuf ? Oui, nous deux, quoi de neuf ?
Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et chou blanc pour qui hésite ou va trop vite

Elle : 
Si je te compte aujourd’hui
Au nombre de mes amis
Dommage qu’on se connaisse au fond qu’à demi
Plutôt que tout calculer
Si on se laissait aller

Lui :
T’as des bosses, je l’avoue
Que je mate comme un fou
J’ajoute jambes, cheveux et je retiens tout
Regard combien séduisant
J’ai le cœur à plus de cent

Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et nous deux, quoi de neuf ? Oui, nous deux, quoi de neuf ?
Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et chou blanc pour qui hésite ou va trop vite

Lui :
Opération commando
Quatre agrafes dans le dos
Surtout ne pas déchirer le papier cadeau
En deux temps, trois mouvements
Oh, bon dieu, tu fais comment !

Elle :
Sous peine de résultats
Tirant un peu vers le bas
De somme, il a grand besoin, le petit soldat
Je te laisse un numéro
Fais signe, hein ! N’attends pas trop

Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et nous deux, quoi de neuf ? Oui, nous deux, quoi de neuf ?
Les patates, douze, les carottes sont que huit
Et chou blanc pour qui hésite ou va trop vite
Nos amours, poids et mesures
Le problème, rien n’est sûr
C’est pour ça, tu vois, qu’il faut qu’on en profite

J’ai peine perdue

27 novembre 2010 § Poster un commentaire

J’ai peine, peine, peine, peine… Où es-tu ?
J’ai peine, ma peine perdue

Je la nourrissais depuis des mois
La trimballais partout avec moi
On m’en aura vu souffrir encore ces jours-ci
C’est bien la peine, merci !

 Quelqu’un aura mis la main dessus
Sans que je m’en sois même aperçu
Je ne veux pas croire, oh non, qu’elle ait pu me lâcher
Nous étions si attachés

 Raison de pleurer qui tombe à l’eau
Plein soleil, plus une ombre au tableau
Comment vais-je à l’avenir pouvoir gâcher ma vie
Si je n’en ai plus envie ?

J’ai peine, peine, peine, peine… Où es-tu ?
J’ai peine, ma peine perdue

 Puisqu’il faut se faire une raison
Je m’en vais écrire une chanson
Que vous n’avez pas fini de mouiller vos mouchoirs
Amis du mélo, bonsoir !

 Mais la mélodie bien qu’en mineur
Ne peut longtemps cacher mon bonheur
Tous mes efforts de chagrin, mes séances de psy
Au final, c’est comme si

Je me soulageais dans ma guitare
La joie me reprend, tout est trop tard !
On se veut inconsolable mais turlututu !
Ce n’est que peine perdue

Girouette, mais qu’attends-tu…

16 novembre 2010 § Poster un commentaire

Girouette, mais qu’attends-tu
Pour me dire d’où vient le vent
Tu étais si bavarde avant
Et ce matin tu t’es tue
Girouette, qu’attends-tu ?

 J’en ai ma claque – c’est fini –
De ce tête-à-queue presque incessant
Et qui sert à quoi – parlons-en –
Qu’à me ficher le tournis

Moitié Picasso et Calder
En plus de mes fonctions météo
Il faut me voir aussi là-haut
Décorer les courants d’air

Girouette, mais qu’attends-tu
Pour me dire d’où vient le vent
Tu étais si bavarde avant
Et ce matin tu t’es tue
Girouette, qu’attends-tu ?

je ne sais pas vous mais des fois
Qui plus est d’une santé de fer
Contraint de vivre comme un ver
Solitaire, dur, ma foi

Mais quand je vois au poulailler
Comme ils se comportent et se côtoient
Suis content tout seul sur mon toit
Pas même envie d’essayer

Girouette, mais qu’attends-tu
Pour me dire d’où vient le vent
Tu étais si bavarde avant
Et ce matin tu t’es tue
Girouette, qu’attends-tu ?

A poor lonesome gallinacé
Trois pleurs de banjo soleil couchant
Mais rien au fond de bien méchant
Un coup de blues à passer

Quand tu m’interpelles d’en bas
Ca me fait, sais-tu, le coeur si chaud
Bien plus que les réseaux z’oziaux
Tous ces amis qu’on n’a pas

Et puisque tu sembles perdu
À pas savoir d’où vient le vent
Je regrincerai comme avant
Simple silhouette, entendu
Mais qui se sait attendue

Rapprochement à éviter

4 novembre 2010 § Poster un commentaire

Paul et Mick, faut-il y voir fatalité ?
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, sûr qu’on aurait dû s’en douter
Paul et Mick font rien que se disputer

Les choses ont commencé quand ils étaient gamins
À la moindre broutille ils en venaient aux mains

Paul et Mick, Dieu sait quand ça va s’arrêter
Paul et Mick font rien que se disputer

 Y a des prénoms, c’est pas qu’ils soient durs à porter
Mais leur rapprochement est à éviter

Paul et Mick, l’un est une vraie teigne entêtée
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, l’autre, une soupe au lait patentée
Paul et Mick font rien que se disputer

Et même s’ils se saluent, grand sourire, attention !
Rangez vite les bibelots, les bouteilles, les bâtons !

Paul et Mick, ça, pour l’ambiance, on est gâté
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, c’est d’un pénible en société !
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, de gros dégâts à constater !
Paul et Mick font rien que se disputer

Heureux qu’ils soient restés tous les deux vieux garçons
Ils obligeraient leurs femmes à se crêper le chignon !

Paul et Mick, la dernière, on t’a raconté ?
Paul et Mick font rien que se disputer

 Y a des prénoms, c’est pas qu’ils soient durs à porter
Mais leur rapprochement est à éviter

Paul et Mick, ce qu’ils adorent, c’est se détester
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, frappantes comme personnalités !
Paul et Mick font rien que se disputer

Paul et Mick, automne, hiver, printemps, été
Paul et Mick font rien que se disputer

et pour lire ces paroles comme à l’oral

Où suis-je ?

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