Mécanique en tic…

16 novembre 2010 § Poster un commentaire

Non, il ne s’agit pas de vélo mais des chansons,
parmi les nombreuses que j’ai pu écrire sur le temps qui passe,
où il est carrément – rondement, plutôt – question d’un tour complet
de l’un des engrenages, qu’il soit celui de la journée comme dans Que je
cherche à parler d’elle, de l’année comme dans Les arbres de la forêt,
de l’enfance comme dans Pomme douce, ou de l’ensemble des
âges de la vie comme dans Le temps est un oiseau
ou l’ethnologique On connait la suite.

Le temps est-il si linéaire ou n’avance -t-il pas de volutes en volutes?

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Que je cherche à parler d’elle

16 novembre 2010 § Poster un commentaire

Que je cherche à parler d’elle
Je dis : « C’est une dentelle
De satin

Un velouté de pétale
Un chuchotis de sandale
Au matin

Une eau pure de ravine
Une note qu’on devine
Mélodie
Un secret de coquillage
Une ombre bleue du feuillage
À midi

Voici que soudain
C’est un
Chaton en colère
Un fichu gazouillis de perchoir
Et l’instant d’après
Le frais
D’un lagon d’eau claire
Un rideau qu’on tire pour le soir

La veinure d’une estampe
Un frémissement des tempes
Des ennuis ? –
C’est un silence de plume
Une lampe qui s’allume
Dans la nuit

Le temps est un oiseau

23 septembre 2010 § Poster un commentaire

Le temps est un oiseau qui ne tient pas en cage
On ne le voit jamais s’envoler et pourtant
C’est à courir le monde qu’il passe le temps
Nous ramenant des souvenirs dans ses bagages

Un gamin, tout sourire et gambadant
Faut le voir … Son chapeau et sa ceinture
Bras levé, en pleine aventure
En ce matin de printemps

Le temps est un oiseau…

Ils sont là, presque nus, faisant les fous
Peaux dorées, rire au clair ! « Belle sottise
Sous un soleil si haut » se disent
Les vieux, sur leur banc, jaloux

Le temps est un oiseau…

Un après-midi creux, on réfléchit
Le regard au carreau… Déjà l’automne
Et les combats qu’on abandonne
En disant qu’on s’assagit

Le temps est un oiseau…

Derniers rayons du jour. Tout ce bois mort
Que la mémoire agite. Heures anciennes
Les visages, les voix, à peine
Un rien, une ombre, un remord

Le temps est un oiseau qui ne tient pas en cage
On ne le voit jamais s’envoler et pourtant
C’est à courir le monde qu’il passe le temps
Nous emmenant pour en finir dans ses bagages

Pomme douce

22 septembre 2010 § Poster un commentaire

 Et passent, passent les jours et les nuits
Passent les mois, les saisons
Et poussent, poussent les fleurs et les fruits
Les filles, les garçons

Je vis comme vous
Tu vis comme moi
À la queue leu loup
Les jours et les mois

Tu vis comme tous
Je vis comme toi
Une pomme douce
Au bout de mes doigts

Y’a que quand on croque à pleines dents
Qu’on est vraiment content

Refrain

Un pépin parfois à avaler
Pas de quoi s’affoler

Refrain

Et le monde est plein de beaux vergers
Pour qui sait les chercher

Refrain

Les arbres de la forêt

20 septembre 2010 § Poster un commentaire

 Les arbres de la forêt
Au premier frisson de l’automne
Au premier frisson
Réclament des chaussons

Alors le vent souffle exprès
Sur les arbres de la forêt
Tombent les feuilles par milliers
Ca leur tient chaud au pied

Et après… et après…

Les arbres de la forêt
Ont froid à la tête, on s’étonne
Ont froid à la tête
Et voudraient des casquettes

Alors la sève en secret
Dit aux arbres de la forêt
« Faudra attendre le printemps
Mais vous serez contents »

À la grande horloge des saisons
Branches, feuilles, fruits et fleurs
Nous indiquent l’heure

À la grande horloge des saisons
Tour de rôle et de cadran
Une fois par an

On connait la suite

20 septembre 2010 § Poster un commentaire

Quelques gouttes d’une semence
C’est une autre vie qui commence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
C’est une autre vie qui commence
On connaît la suite

 Tout de candeur et d’insouciance
On joue, on découvre, on avance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
On joue, on découvre, on avance
On connaît la suite

 Puis le temps des impertinences
La rage au cœur jusqu’à l’outrance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
La rage au cœur jusqu’à l’outrance
On connaît la suite

 Pour gagner son indépendance
Faut déjà gagner sa pitance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Faut déjà gagner sa pitance
On connaît la suite

 Alors on apprend la patience
On fait taire ses réticences
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
On fait taire ses réticences
On connaît la suite

 Monsieur soigne son éloquence
Et Madame son élégance
Quand ceux qui ont moins eu de chance
Se replient dans l’indifférence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Se replient dans l’indifférence
Et ainsi de suite

 Car c’est souvent dans l’existence
Plutôt que choisir l’exigence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Plutôt que choisir l’exigence
On connaît la fuite

 Enfin on attend en silence
L’issue dont on sait l’imminence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
L’issue dont on sait l’imminence
… Qui connaît la suite ?

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