La brume et la poussière

13 janvier 2011 § Poster un commentaire

Ainsi, c’est là le coin que l’on a tant cherché
Ce trou, soit dit, n’a rien de la terre promise
Les ronces du chemin, le trou de ma chemise
On n’a pas tous les jours envie de voyager

Il nous reste un bon bout à battre de campagne
Et tu veux renoncer à notre mine d’or !
Pour la mine de celle auprès de qui l’on dort
Sans avoir plus le cœur à changer de compagne

Tout ce plaisir à se bouger ?
Toujours marcher, toujours marcher
Et les sentiers courus hier ?
La brume et la poussière
Quoi de plus beau que l’horizon ?
Depuis le pas de sa maison
Lever le pied, passer la main
Reprendre le chemin

N’avions-nous pas parlé d’un pays de cocagne
D’une porte un midi franchie comme un seul homme ?
Une porte et puis l’autre, et c’est tout un slalom
Où en est l’arrivée et qui sait ce qu’on gagne ?

Tu salueras pour moi les champs, les monts, les plages
J’aurais aimé, c’est vrai, connaître d’autres cieux
Les filles par ici ont de bien jolis yeux
J’aurais aimé, tu sais, rencontrer mon village

Tout ce plaisir à se bouger ?
Toujours marcher, toujours marcher
Et les sentiers courus hier ?
La brume et la poussière
Quoi de plus beau que l’horizon ?
Depuis le pas de sa maison
Lever le pied, passer la main
Reprendre le chemin

On n’a pas tous les jours envie de voyager
On s’essouffle bien vite à toujours changer d’air
On se gèle le cœur auprès d’un « frigidaire »
Si tu es par trop seul un jour, viens me chercher

Les commentaires sont fermés.

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement La brume et la poussière à Pascal Aussi.

Méta

%d blogueurs aiment cette page :