Les yeux dans les cieux

17 novembre 2010 § Poster un commentaire

J’ai si souvent marché les yeux baissés
M’en voulant de ne pas mieux avancer
Ne ratant rien de ce que je pouvais laisser tomber
Recherchant sur mes pas là où j’avais dû me tromper

Il ne faudrait pas vivre tous les jours
Mais quand on en a la force ou l’amour
« S’échiner, s’écraser, en avoir vraiment plein le dos »
Nous savons tous combien des fois la vie est un fardeau

Hé ! le nez en l’air, nom de dieu !
Me planter les yeux dans les cieux
Profiter largement du paysage
Offrir au vent qui passe mon visage…

Rappelez-vous ce moine tibétain
À presque deux pieds du sol dans Tintin
« L’esprit sur la matière » ou, dit sans trop de gravité
L’attachement aux choses, il y a moyen de l’éviter

Et, si l’on voit la vie comme un chemin
À quoi bon tout ce bagage à la main
Qui finirait par nous faire croire qu’on est arrivé
Que tout est tellement terre à terre, y’a plus rien à rêver

Hé ! le nez en l’air, nom de dieu !
Me planter les yeux dans les cieux
Et qui sait si l’araignée sur sa toile
Ne couve pas du regard les étoiles…

« Les merveilleux nuages » de Baudelaire
L’ami Souchon qui nous crie : « Saute en l’air ! »
Ce goût du ciel partout, dans la peinture, au cinéma
Comme une envie de vivre un autrement plus grand format

Hé ! le nez en l’air, nom de dieu !
Me planter les yeux dans les cieux
Et tous les arbres qui sont sur la terre
Et n’aspirent qu’à leur bouffée d’éther..

J’ai si longtemps marché les yeux baissés…

et pour lire ces paroles comme à l’oral

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Méta

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