Pour un soir

6 novembre 2010 § Poster un commentaire

Pour un soir
S’arrêter et s’asseoir
Paisibles
C’est possible
Comme on pose un bagage

Et laisser
À nos lèvres glisser
L’intense
Confidence
Où l’ombre nous engage

Et puis
Est-ce la lune, est-ce la nuit
S’estompent nos peurs, nos ennuis
Envolés le décor
Les bruits alentour et le poids de nos corps

Allongés sur le dos
Enfants sous le grand chapiteau
Et n’entend-on pas comme un air de romance
( la la la la la la )
Suffirait qu’un de nous commence

Pour sentir
Nos souffles s’enhardir
S’avancent
Puis se lancent
Oiseau quittant sa cage

Et c’est un si beau chant
Des mots si touchants
La vie, les gens

A-lors nos voix
En choeur pour une fois
Nos peines
Belle aubaine
Iront se perdre dans l’espace

Et demain
Reprendrons le chemin
Sans presse
Sans paresse
Au pas léger du temps qui passe

Pour un soir, juste un soir
Ô, s’arrêter et s’asseoir
Rien qu’un soir, un beau soir
S’arrêter et s’asseoir

Ludwig van Beethoven
(Adagio Cantabile de la sonate pour piano n°8 dite « Pathétique »)

Publicités

Les commentaires sont fermés.

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement Pour un soir à Pascal Aussi.

Méta