Est-ce partir ?

28 novembre 2010 § Poster un commentaire

Quelques coups de pinceaux au hasard de la toile
Gouttes de lune au gré de l’eau
Un fanal tremblotant au fin fond du tableau
Le ciel éclaboussé d’étoiles

C’est heureux que la nuit ne soit pas plus avare
De sa lumière et de sa paix
Et le brouillard du port est plutôt moins épais
Que mon cafard

Nous avions tant de choses à ne savoir nous dire
Est-ce mauvais
Est-ce bon de partir ? Partir où je m’en vais
Est-ce partir ?

Peut-être es-tu restée sur le pas de ta porte
À interroger le chemin ?
Sans doute as-tu pleuré la tête entre les mains
À la nuit tombée, mais qu’importe

Dans l’ombre au bout du quai pendant qu’on appareille
Chante un ivrogne et sa chanson
Nous rappelle à quoi bon poursuivre un horizon
Partout pareil

Refrain

Pas de parfums subtils ni de chants de sirène
Flottant à l’entour du bateau
Un sanglot du moteur, trois coups de vent brutaux
Des lambeaux de chanvre qui traînent

Un instant le sillage à la lueur du phare
Semble un chemin fendant la baie
Et le brouillard du large est plutôt moins épais
Que mon cafard

Refrain

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La patience

28 novembre 2010 § Poster un commentaire

Je veux bien croire qu’il est inutile
De toujours ressasser le passé
Mais y ‘a des histoires à la gomme, comment les effacer ?

Combien de nuits encore faudra-t-il
Avant que se disperse à la fin
Ce par trop entêtant parfum

Laisse le matin
Embaumer le jardin
De la peine à l’oubli, la patience

Il y a cette idée qu’à l’aventure
On devrait se lancer plus souvent
Moi, c’est perdu que je me retrouve, quand je vais de l’avant

Sûr que la route est déjà moins dure
Si je peux goûter le repos
D’un léger frisson sur ma peau

Laisse le chemin
Te montrer le demain
De la crainte à l’envie, la patience

Oh, sans doute, il n’est jamais trop tard
On peut toujours quand on veut vraiment
Mais, tu sais, la persévérance, ça va bien un moment

Tout ce temps qu’il faut sur la guitare
Pour juste un refrain, trois couplets
Reste à savoir si ça te plaît

Laisse les saisons
Caresser la moisson
De la graine à l’épi, la patience

Laisse les chansons
Déborder l’horizon
Du passant à l’ami, la patience

et pour lire ces paroles comme à l’oral

Au sujet de La patience

28 novembre 2010 § Poster un commentaire


Je possède – je dis « possède » tant il m’est précieux – un enregistrement réalisé par Dominique Delande selon sa méthode du « micro lointain » dans la grange de Bruno Mallet-le-conteur avec le combien regrétté Philippe Duval à la clarinette.

Ensemble est un si joli nom

27 novembre 2010 § Poster un commentaire

solitaire par nécessité… plaisir aussi… mais tellement plus fort à plusieurs groupe… band… de chambre… d’ensemble… s’accompagnant…

J’ai peine perdue

27 novembre 2010 § Poster un commentaire

J’ai peine, peine, peine, peine… Où es-tu ?
J’ai peine, ma peine perdue

Je la nourrissais depuis des mois
La trimballais partout avec moi
On m’en aura vu souffrir encore ces jours-ci
C’est bien la peine, merci !

 Quelqu’un aura mis la main dessus
Sans que je m’en sois même aperçu
Je ne veux pas croire, oh non, qu’elle ait pu me lâcher
Nous étions si attachés

 Raison de pleurer qui tombe à l’eau
Plein soleil, plus une ombre au tableau
Comment vais-je à l’avenir pouvoir gâcher ma vie
Si je n’en ai plus envie ?

J’ai peine, peine, peine, peine… Où es-tu ?
J’ai peine, ma peine perdue

 Puisqu’il faut se faire une raison
Je m’en vais écrire une chanson
Que vous n’avez pas fini de mouiller vos mouchoirs
Amis du mélo, bonsoir !

 Mais la mélodie bien qu’en mineur
Ne peut longtemps cacher mon bonheur
Tous mes efforts de chagrin, mes séances de psy
Au final, c’est comme si

Je me soulageais dans ma guitare
La joie me reprend, tout est trop tard !
On se veut inconsolable mais turlututu !
Ce n’est que peine perdue

Kerlou

24 novembre 2010 § Poster un commentaire

Un chant de rousserolle à l’aube frémissante
J’ai laissé la voiture à la mare-aux-tortues
Tu disais : « Des matins, c’est tout le bois qui chante
La grasse matinée, c’est un jour de perdu »

Nos virées jusqu’au soir… la dune… les épis
Nos pages de silence à l’ombre des bateaux
Un baiser d’écolier vingt fois qu’on recopie
Et ta crème à bronzer « tu m’en mets dans le dos »

Mes oreilles sur la photo

Tous ces clichés
Ces lieux communs
Ces sentiers rebattus
Où nous avons marché
Main dans la main
Des fois, dis-moi, t’en souviens-tu ?

Soleil d’été
Premiers frissons
Et tout le tremblement
Si peu à raconter
Une chanson
Qu’on sifflote encore par moment

Soir de fête à Kerlou… Un grand feu sur la plage
Je n’ose pas danser… Tu as peur des pétards
Au retour, tu rêvais au garçon du village
Qui voulait t’embrasser… Je rêvais de guitare

Ainsi tout me revient, je n’ai rien oublié
Je refais le chemin de la pointe à l’étang
Sur mes pas, grain à grain, remonte au sablier
Le sable que la mer a moulu entre temps

« La rousserolle, tu l’entends… »

Oh la guitare

23 novembre 2010 § Poster un commentaire


Que mieux dire d’elle qu’elle m’accompagne. Pour la composition bien sûr,
et les guitaristes souvent reconnaissent les chansons écrites à la guitare.
Mais aussi dans les paroles : ainsi, grâce à la technologie qui permet
d’un clic de connaître l’emplacement et la fréquence de chacun
des mots qu’on emploie, je sais qu’une guitare est l’objet
que j’ai le plus cité – six fois – dans mes chansons.

Où suis-je ?

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