L’oeil de la nuit

12 octobre 2010 § Poster un commentaire

 

L’œil de la nuit n’a pas de paupière
Quand il scrute mon jardin secret
Touffes d’envies, parterre de regrets
Vieux espoirs assoupis sous les pierres

Une allée qui se perd au lointain
Un chemin tout étranglé d’orties
Là, un haut mur se dresse et interdit
Le retour au cabanon éteint

Pourrais-je enfin dire un jour :
«J’ai fermé l’oeil de la nuit »
Oui, dire un jour

« J’ai fermé l’œil de la nuit » ?

Il se joue des portes, des persiennes
Dans le noir se glisse et vous surprend
Fera d’un fil monter au premier rang
Une histoire qu’on croyait ancienne

L’œil de la nuit se colle au plafond
Rien de nous ne peut lui échapper
Gestes et mots : feux sans grande flambée
Et ce cœur qu’on voudrait plus profond

Refrain

L’œil de la nuit n’a pas de frontière
Il me suit de maison en saison
Et le voilà sujet d’une chanson
Que je reprendrai ma vie entière…

Refrain

12 octobre 2010 § Poster un commentaire

Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Selaou an avel
Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Er-maez, an avel
Je l’ai vu contre sa maman
Trois petits kilos de bonheur

Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Selaou an avel
Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Er-maez, an avel
Avelaj… avel-dro…
Et la grêle aux carreaux
Malgré le vent qui souffle autour
Sa naissance est toute en douceur

Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Selaou an avel
Ohé… connais-tu la nouvelle ?
Er-maez, an avel
Ce mercredi de février
La date est notée dans mon coeur


Selaou an avel

Er-maez, an avel

An avel

Avel

Éphémérides

8 octobre 2010 § Poster un commentaire

                         à Mayès

Des histoires de temps qui passe
De chrono qui file entre les doigts
J’en connais, tu sais, autant que toi

La gamine que tu embrasses
Quand tu n’as toi-même que seize ans
Lui plairais-tu encore à présent ?

Des histoires d’enfants qui poussent
Des années sans les quitter des yeux
Aujourd’hui : autres coeurs, autres cieux

Le temps coule et nous éclabousse
C’est pour ça des fois qu’on peut nous voir
Nous essuyant d’un coin de mouchoir

Et tous les jours, un feuillet s’envole
Qu’y avait-il de noté?
Ce court instant, cette élancée folle
C’est tout ce qu’on sait de l’éternité

Mais du sable de la jeunesse
Si les grains ne font que s’échapper
Il en est qui ne sont pas tombés

Dans la course du temps qui reste
Je suis sûr qu’à des moments donnés
On sera bien content d’être né

Où suis-je ?

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