Au sujet d’ Intelligence avec l’ennemi

19 septembre 2010 § Poster un commentaire

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Pilach Selcam n’écrit pas le français et le parle – disons – à sa façon : avec surtout le plaisir de la découverte et pas forcément le souci des règles. C’est oralement qu’il combine ses phrases, avec ces naïvetés à forte teneur poétique dont sont capables les défricheurs de langue encore un peu étrangère, quand il ne s’amuse pas à délibérément rapprocher des éléments évoquant par ailleurs autre chose dans leur sens ou leur sonorité.
Si la métrique en tant que telle le dépasse, le rythme chez lui est premier, et nous n’avons aucun mal à mettre au point le phrasé indispensable, ni même à semer – jeu nouveau – de ci de là quelques rimes.
« Je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis » chantait Moustaki. C’est vrai que cette collaboration m’est intimement précieuse pour la réflexion sur l’écriture qu’elle ne manque pas de provoquer. Autre sujet de satisfaction : Pilach est à présent membre de la Sacem.

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