Tour d’horizon

27 septembre 2010 § Poster un commentaire

Le coeur comme un volet qui bat

26 septembre 2010 § Poster un commentaire

Printemps, été, automne, hiver
Le midi, le soir, un couvert
Où sont les tablées d’autrefois
Les éclats de voix

Les rires d’enfants, c’est fini
Même en saison, la colonie
Ils ont fermé le bâtiment
Ca fait un moment

Je revois ces jours frais et ronds
Et mon père au banc d’aviron
Mes genoux teintés d’arnica
Mon harmonica

Je revois, précis, son visage
L’échancrure de son corsage
Les vaguelettes de dentelle
Sa voix, que dit-elle ?

Billes de verre, papiers d’argent, dessous de moire
Des jours, on voudrait mieux revenir sur ses pas
Reflets lointains, échos perdus dans la mémoire
Des soirs, on a le cœur comme un volet qui bat

Ici, rien ne sait plus bouger
Même le ciel se tient couché
Laissant que la place aux oiseaux
De raser les eaux

Le vieux ponton gît sur le flanc
Il lui manquait un peu d’élan
Pour espérer se retirer
Avec la marée

En photo, au mur du tabac
Y’a cette île au large là-bas
Couronnée d’arbres inconnus
Où dans le ciel nu

– C’est pas tout ce crachin dans l’air –
Monte un ruban de sable clair
Et sur l’eau, tout près, qui descend
Un soleil de sang

Billes de verre, papiers d’argent, dessous de moire
Des jours, on voudrait mieux revenir sur ses pas
Reflets lointains, échos perdus dans la mémoire
Des soirs, on a le cœur comme un volet qui bat

Ici, c’est le vent dans les rues
La pluie tout un mois froide et drue
La pierre grise des maisons
Les jours sans chansons

Quand une semaine est passée
Une autre vient la remplacer
Mais aucune n’a plus jamais
Ce goût que j’aimais

Les jeudis, lessive à pleins bras
Les dessins brodés sur les draps
Mon cartable et mon déjeuner
Un grand cache-nez

Je voudrais être tout jeunot
Assis dans le fond du canot
Laisser traîner dans l’eau ma main
Sans peur du demain

Au sujet de Le coeur comme un volet qui bat

26 septembre 2010 § Poster un commentaire

Le plaisir que l’un des plus fins connaisseurs de la poésie populaire choisisse
ce texte pour cet album et ce spectacle ambitieux… plus le plaisir que l’un des meilleurs mélodistes de la chanson française décide in extremis d’enregistrer ma musique plutôt que la sienne… plus le plaisir d’être cité par quelques critiques distingués…

http://www.gerard-pierron.org

Le temps est un oiseau

23 septembre 2010 § Poster un commentaire

Le temps est un oiseau qui ne tient pas en cage
On ne le voit jamais s’envoler et pourtant
C’est à courir le monde qu’il passe le temps
Nous ramenant des souvenirs dans ses bagages

Un gamin, tout sourire et gambadant
Faut le voir … Son chapeau et sa ceinture
Bras levé, en pleine aventure
En ce matin de printemps

Le temps est un oiseau…

Ils sont là, presque nus, faisant les fous
Peaux dorées, rire au clair ! « Belle sottise
Sous un soleil si haut » se disent
Les vieux, sur leur banc, jaloux

Le temps est un oiseau…

Un après-midi creux, on réfléchit
Le regard au carreau… Déjà l’automne
Et les combats qu’on abandonne
En disant qu’on s’assagit

Le temps est un oiseau…

Derniers rayons du jour. Tout ce bois mort
Que la mémoire agite. Heures anciennes
Les visages, les voix, à peine
Un rien, une ombre, un remord

Le temps est un oiseau qui ne tient pas en cage
On ne le voit jamais s’envoler et pourtant
C’est à courir le monde qu’il passe le temps
Nous emmenant pour en finir dans ses bagages

x (… à une inconnue)

23 septembre 2010 § Poster un commentaire

Je n’étais pas à la fenêtre
Aujourd’hui seras-tu passé ?

En quel chemin peux-tu bien être ?
Au moins, dis-moi où te chercher ?

Et toujours à régner en maître
À ne plus quitter mes pensées !

Si hâte j’ai de te connaitre
Et pouvoir enfin me lasser !

Pomme douce

22 septembre 2010 § Poster un commentaire

 Et passent, passent les jours et les nuits
Passent les mois, les saisons
Et poussent, poussent les fleurs et les fruits
Les filles, les garçons

Je vis comme vous
Tu vis comme moi
À la queue leu loup
Les jours et les mois

Tu vis comme tous
Je vis comme toi
Une pomme douce
Au bout de mes doigts

Y’a que quand on croque à pleines dents
Qu’on est vraiment content

Refrain

Un pépin parfois à avaler
Pas de quoi s’affoler

Refrain

Et le monde est plein de beaux vergers
Pour qui sait les chercher

Refrain

De face (deux faces)

21 septembre 2010 § Poster un commentaire

Cela vous fait-il ça aussi ? Celui qu’on est et celui qu’on est sur la photo…
J’ai la chance que mon peu d’expression passe pour du naturel.
Et puis la myopie souvent me fait ignorer l’appareil.

Les arbres de la forêt

20 septembre 2010 § Poster un commentaire

 Les arbres de la forêt
Au premier frisson de l’automne
Au premier frisson
Réclament des chaussons

Alors le vent souffle exprès
Sur les arbres de la forêt
Tombent les feuilles par milliers
Ca leur tient chaud au pied

Et après… et après…

Les arbres de la forêt
Ont froid à la tête, on s’étonne
Ont froid à la tête
Et voudraient des casquettes

Alors la sève en secret
Dit aux arbres de la forêt
« Faudra attendre le printemps
Mais vous serez contents »

À la grande horloge des saisons
Branches, feuilles, fruits et fleurs
Nous indiquent l’heure

À la grande horloge des saisons
Tour de rôle et de cadran
Une fois par an

On connait la suite

20 septembre 2010 § Poster un commentaire

Quelques gouttes d’une semence
C’est une autre vie qui commence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
C’est une autre vie qui commence
On connaît la suite

 Tout de candeur et d’insouciance
On joue, on découvre, on avance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
On joue, on découvre, on avance
On connaît la suite

 Puis le temps des impertinences
La rage au cœur jusqu’à l’outrance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
La rage au cœur jusqu’à l’outrance
On connaît la suite

 Pour gagner son indépendance
Faut déjà gagner sa pitance
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Faut déjà gagner sa pitance
On connaît la suite

 Alors on apprend la patience
On fait taire ses réticences
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
On fait taire ses réticences
On connaît la suite

 Monsieur soigne son éloquence
Et Madame son élégance
Quand ceux qui ont moins eu de chance
Se replient dans l’indifférence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Se replient dans l’indifférence
Et ainsi de suite

 Car c’est souvent dans l’existence
Plutôt que choisir l’exigence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
Plutôt que choisir l’exigence
On connaît la fuite

 Enfin on attend en silence
L’issue dont on sait l’imminence
Y’a des fois c’est lent et d’autres où ça passe vite
L’issue dont on sait l’imminence
… Qui connaît la suite ?

Intelligence avec l’ennemi

19 septembre 2010 § Poster un commentaire

Ca faisait des lustres et des lustres
que j’étais plongé dans le noir
Et sans qu’un instant je me dise
que c’était à mon tour d’y voir
Une main suffit à l’épaule
et j’ai retiré les verrous
Envolés les volets ! Grand ouvert et moi tout blanc
J’ignorais que ma demeure fut en plein air
comme je me le savoure depuis ce banc

Et serein, serine
(sol fa ré la si do mi)
Intelligence avec l’ennemi

 Car ta vie des fois se disloque
Sûr que tu n’as rien vu venir
À scruter sans fin la fissure
tu laisses le froid t’envahir
Avant que l’envie ne revienne
tu en aura perdu des mots
égarés des amis et arpenté les égouts
Puis un jour à ta chemise, tu sens ton coeur
et c’est fou comme ce monde est à ton goût

Et serein, serine
(sol fa ré la si do mi)
Intelligence avec l’ennemi

 Ca faisait des lustres et des lustres
Car ta vie d’un coup se disloque
que j’étais plongé dans le noir
Sûr que tu n’as rien vu venir
Et sans qu’un instant je me dise
À scruter sans fin la fissure
que c’était à mon tour d’y voir
tu laisses le froid t’envahir
Une main suffit à l’épaule
Avant que l’envie ne revienne
et j’ai retiré les verrous
tu en aura perdu des mots
Envolés les volets ! Grand ouvert et moi tout blanc
égarés des amis et arpenté les égouts
J’ignorais que ma demeure fut en plein air
Puis un jour à ta chemise, tu sens ton coeur
comme je me le savoure depuis ce banc
et c’est fou comme le monde est à ton goût

Et serein, serine
(sol fa ré la si do mi)
Intelligence avec l’ennemi
Ne plus rien faire à demi

mais entier, et jusqu’au bout
Ennemi à mon côté, debout

 Pilach SELCAM (transcription Pascal AUSSI)

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